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L'homme et les droits humains - essai

À la suite de l'adhésion de notre pays à l'ONU, le Département fédéral des affaires étrangères a offert à l'Office des Nations Unies à Genève une exposition intitulée «être» qui a eu lieu au Palais des Nations à l'occasion de la 60ème session de la Commission des droits de l'homme.

Cette exposition ayant suscité un vif intérêt auprès de nos représentations et des Bureaux de la coopération DDC, la Division politique IV, en collaboration avec Lars Müller, le commissaire de l'exposition «être», a développé le projet et a mis une exposition itinérante à leur disposition.

Les droits humains sont universels et indivisibles: ils s'appliquent à chacun, quel que soit son horizon, dans le monde entier. Les droits humains sont des droits que l'on peut faire valoir. Dans l'approche fondée sur le respect des droits, il n'y a pas de compromis: une situation est compatible avec les droits humains ou elle les viole.

Il est aisé de parler des droits humains. Mais nombreux sont celles et ceux qui ne sont pas en mesure de les revendiquer, soit parce qu'ils ne les connaissent pas, soit parce qu'ils n'en ont pas les moyens, soit parce que leur propre gouvernement les en empêche.

Comment faire prendre conscience aux uns et aux autres de leurs droits humains?

Pour les sensibiliser aux droits humains, nous pouvons leur donner un impact visuel: par le film, par la photographie, par les beaux-arts ou par les mots. Les droits humains sont universels et indivisibles : Ils portent en eux les germes d'une «constitution mondiale». Leur respect et leur mise en oeuvre sont indispensables pour permettre à chacune et à chacun de mener une existence digne, partout dans le monde. Toute personne doit pouvoir se prévaloir des droits humains, face à l'Etat.

L'exposition donne une représentation de ces droits: des photographies de l'agence Magnum (Paris) montrent des scènes de violations des droits humains, mais aussi des instants d'une vie digne et paisible à laquelle tout être a droit.

Wolfgang Amadeus Bruelhart
Chef de la Section politique des droits de l'homme Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse (DFAE).

L'homme et les droits humains – essai

Plus que tout autre moyen d'expression, l'art peut donner à voir ce que les droits humains ont d'absolu et d'insaisissable. C'est fort de cette conviction que le Centre de compétence pour la politique étrangère culturelle du DFAE apporte son appui à la présente exposition «être. The Face of Human Rights. L'image des droits humains.»

Depuis la fin de la guerre froide, la diplomatie se trouve confrontée à des défis d'un genre totalement nouveau. Du temps de la division du monde en deux blocs, en effet, les activités de politique extérieure se situaient au sein d'un système de coordonnées très clair et usaient de symboles et d'images valables partout et vite décodés.

Une décennie plus tard, une des tâches les plus délicates du diplomate est de s'attacher au sens de son travail politique et de situer son rôle dans un système de relations politiques internationales en pleine redéfinition. Le déferlement d'informations qui submergent un monde toujours plus globalisé ajoute encore à la difficulté.

Quelles représentations, quels signes pourraient symboliser aujourd'hui notre travail de politique extérieure? Nous le savons: c'est l'image, qui touche les esprits. Une photographie en dit souvent plus qu'un long discours ou qu'une résolution amphigourique. Et elle a rarement besoin d'un interprète. Nous avons besoin du contenu artistique de ces photographies pour retrouver la finalité de notre travail et les valeurs sur lesquelles se fonde notre position en matière de politique extérieure.

Ce qui donne le ton de la politique de la Suisse, c'est le respect des droits humains, de la paix, de la démocratie directe et du développement durable. L'écrivain suisse Hugo Loetscher a longuement réfléchi sur l'art de la photographie. Il écrit: «Tout ce qui est uniquement visuel est déficitaire. Mais en même temps, le déficit génère la créativité.

Non seulement montrer ce que l'oeil perçoit, mais aussi rendre visible ce que l'oeil ne peut pas saisir. Et la qualité d'une photo se mesure justement à ce qu'elle permet au spectateur de supprimer le déficit, un tout se fabriquant à partir de ce qui est mis en lumière et de ce qui doit être vu. La traduction fonctionne non seulement à l'intérieur des langues, mais aussi à l'intérieur du sens.»*

Nicolas Bideau
Chef du Centre de compétence pour la politique culturelle étrangère. Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse (DFAE) Extrait de: «Durchs Bild zur Welt gekommen.», Zurich 2001.

Les trois grandes Conventions régionales sur les Droits de l'homme

– Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'homme et des libertés fondamentales,1950
– Convention américaine relative aux Droits de l'homme, 1969
– Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, 1981

Un demi-siècle après l'adoption de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, nous devons nous interroger: les efforts internationaux pour la sauvegarde des droits humains n'auraient-ils pas été vains? L'ampleur des violations des droits fondamentaux commises sur tous les continents est scandaleuse. Toutefois, les Droits de l'Homme ne désignent pas ce qui est, mais ce qui devrait être.

Ce sont non pas des constats, mais des valeurs normatives qui nous servent de mesure étalon pour évaluer la réalité. à cet égard, c'est lorsqu'ils sont violés que les droits humains prennent toute leur importance. Au plus profond de leur misère et de leurs souffrances, les victimes de la torture gardent, malgré tout, la certitude que, aux yeux de la morale et aux yeux de la loi, ils ont raison et que leur tortionnaire a tous les torts. Dans une perspective historique, la sauvegarde internationale des Droits de l'Homme en est encore à ses premiers balbutiements; mais les avancées sont déjà considérables.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, le droit international autorisait expressément chaque état à décider, en vertu de sa souveraineté, s'il accordait ou refusait certains droits à ses citoyens. Aujourd'hui, des normes contraignantes permettent de dénoncer les violations des droits humains, non seulement au nom de la morale, mais au nom de la loi, et les états n'ont plus le droit de se protéger contre ces critiques en arguant une ingérence dans leurs affaires intérieures.

De nombreux états accordent aux victimes de violations des droits humains le droit de porter leur cause devant des tribunaux internationaux et des organes quasi judiciaires. Dans la seconde moitié du XXe siècle, la reconnaissance universelle des droits humains a largement contribué à faire progresser le processus de décolonisation, à vaincre les dictatures militaires, notamment en Amérique latine, et à mettre fin aux régimes totalitaires d'Europe centrale et orientale. Après les tragédies de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda, il est maintenant possible de traduire devant les tribunaux internationaux les auteurs des pires crimes commis contre les droits humains.

Les Droits de l'homme sont de plus en plus souvent le critère sur lequel se fondent les états dans leurs relations avec les autres pays. Ils exercent une influence croissante dans de nombreux domaines, allant de l'extradition des criminels à la coopération au développement et même au commerce international. Enfin, partout dans le monde, les Droits de l'Homme fournissent une vision aux peuples opprimés et justifient leur exigence de justice, de liberté et d'égalité.

Que sont les droits humains?

Les droits humains internationaux sont des instruments légaux utilisables par les êtres humains contre l'état ou contre des entités étatiques, ils sont garantis par le droit international en vue de protéger les besoins fondamentaux, les êtres humains et la dignité humaine, en temps de paix et en temps de guerre. Walter Kälin et Judith Wyttenbach

Les droits de l'homme et la dignité humaine «Qu'est-ce que l'être humain, et de quoi peut-il se prévaloir?» – la question a occupé les sociétés pendant des siècles – mais elle n'a été posée sérieusement au niveau international qu'après la Seconde Guerre mondiale.

Une réponse sans ambiguïté fut apportée, le 10 décembre 1948, lorsque la Déclaration universelle des Droits de l'Homme fut proclamée solennellement par l'Assemblée générale de l'ONU «comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations»: «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.» En conséquence, chacun peut se prévaloir de tous les droits humains énoncés dans la Déclaration, sans distinction de genre, d'origine ethnique, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, ou de toute autre semblable raison. Les droits de l'homme sont donc des instruments légaux qui visent à la protection de la dignité intrinsèque et des besoins fondamentaux de toute personne.

Les droits humains se divisent en plusieurs catégories, à commencer par les garanties fondamentales concernant la protection de la vie, y compris l'interdiction de la torture et de la détention arbitraire et le droit à un procès équitable; ils recouvrent aussi différentes libertés telles que la liberté d'opinion, d'assemblée et de religion, ainsi que de nombreux droits économiques, sociaux et culturels, parmi lesquels le droit au travail, à la nourriture, à la santé et à l'éducation.

En faisant figurer cette énumération dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, les états ont, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, énoncé dans un document international une définition des principaux droits que peut faire valoir l'être humain pour protéger effectivement sa dignité.

Certes, la Déclaration universelle des Droits de l'Homme n'était pas légalement contraignante, ce n'était que l'ébauche d'un «projet relatif aux droits de l'homme». Néanmoins, elle est à l'origine de la protection des droits humains que nous connaissons aujourd'hui et qui est maintenant solidement ancrée dans un grand nombre de conventions légalement contraignantes.

Les sept grandes Conventions internationales sur les Droits de l'homme

– Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, 1966
– Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966
– Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, 1965
– Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes, 1979
– Convention contre la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants, 1984
– Convention sur les droits de l'enfant, 1989
– Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, 1990

Walter Kälin y Judith Wyttenbach


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Photo 1, L'homme et les droits humains

Photo 2, L'homme et les droits humains

Photo 3, L'homme et les droits humains

Photo 4, L'homme et les droits humains




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